L'abolition de la peine de Mort.
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L'abolition de la peine de Mort.



Robert Badinter, né le 30 mars 1928 à Paris, a été nommé Ministre de la Justice et garde des sceaux, le 23 Juin 1981, sous la présidence de François Mitterrand ; fonction qu'il occupa jusqu'en février 1986.

Durant cette période, Robert Badinter a conduit une politique active de promotion des libertés publiques en France.

Ainsi, il a présenté et défendu devant le Parlement, les textes de lois portant abolition de la peine de mort (1981), suppression de la Cour de Sûreté de l’Etat (1981) et des tribunaux militaires (1982), ainsi que des lois accordant de nouveaux droits aux victimes.

Avocat ayant eu l’occasion de défendre des criminels ayant été condamnés à mort, son combat pour l'abolition de la peine de mort commence véritablement après l'exécution de Roger Bontems le 28 novembre 1972, déclaré non coupable de meurtre, mais complice.

C'est après cette execution que R. Badinter devient un abolitionniste passionné. Il a défendu devant l’Assemblée Nationale, un projet de loi visant à l’abolition de la peine de mort en France, en Septembre 1981.

Grâce à ce discours devenu célèbre dans le monde entier, Robert Badinter restera une figure emblématique de la défense des droits de l'Homme.

A travers ce discours, Robert Badinter tente de défendre devant l'Assemblée nationnale, que la peine de mort n'est pas dissuasive, et par conséquent, en plus d'être inhumaine, n'atteint pas l'objectif espéré, qui est de diminuer le taux de criminalité en France.

Robert Badinter adopte une démarche déductive pour soutenir son argumentation en ce qu’il énonce une vérité générale dans son texte.

Pour contredire ce qui prétendent le contraire, R. Badinter s'appuie sur des faits incontestés, comme, dans cet exemple, une étude de criminologie :

« Je l'ai déjà dit, mais je le répète volontiers au regard du grand silence antérieur : le seul résultat auquel ont conduit toutes les recherches menées par les criminologues est la constatation de l'absence de lien entre la peine de mort et l'évolution de la criminalité sanglante. »

L'utilisation de l'anaphore est très présente dans les discours. Elle permet de rythmer les phrases, de souligner un mot, une obsession.

La répétition d'une idée influe sur l'être. En effet, dans un discours politique, à force de répéter plusiseurs fois le même mot, ce mot s'ancrera dans l'esprit de l'individu pour finalement influer sur son existence.

R. Badinter l'utilise à la fin de son discours, en insistant sur « demain », pour exprimer la dimension proche de l'abolition de la peine de mort.

« Demain, grâce à vous la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n'y aura plus, pour notre honte commune, d'exécutions furtives, à l'aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées. »

Dans un autre procédé de répétition, R. Badinter répète les pronoms personels « nous » et « vous », aisin que les adjectifs possessifs « nos » et « vos », à 19 reprises.

Il inclus dans son discours, tout les députés présent à l'Assemblée Nationale, qui devront prendre une décision sur le sujet de la peine de mort.

Par ce procédé, cela lui permet de forcer les députés à remettre en question leurs points de vue, et de mettre d’autant mieux en doute l’argument de l’exemplarité de la peine de mort puisque son auditoire a toutes les difficultés à y répondre sans contredire son propre argument.

« Et si la peur de la mort arrêtait les hommes, vous n’auriez ni grands soldats ni grands sportifs.Nous les admirons, mais ils n'hésitent pas devant la mort. »

Nous pouvons également relever dans le discours, plusieurs énumérations :

« Et Carrein, et Rousseau, et Garceau. » ;

« Truands raisonnables profiteurs du crime, criminels organisés, proxénètes, trafiquants, maffiosi »

Badinter insiste sur l'importance des différents exemples qui montrent que les cas sur le sujets ne sont pas épuisés, qu'il ne s'agit pas de cas isolés dont il parle, mais de faits concrets, qui appuient ses arguments.

Dans son discours; Badinter évoque la Loi du talion :

« Cela signifie simplement que la loi du talion demeurerait, à travers les millénaires, la loi nécessaire, unique de la justice humaine. ».

C'est une des plus anciennes lois existantes, qui consiste en la juste réciprocité du crime et de la peine. La Loi du talion est utilisée comme argument par des partisans de la peine de mort, partageant l’idée de Joseph de Maistre, qui considère qu’une personne qui a tué mérite la mort,seule peine équitable.



Le point de vue opposé a été largement défendu par Beccaria et Victor Hugo : "Que dit la loi ? Tu ne tueras pas ! Comment le dit-elle ? En tuant !".

R. Badinter utilise la loi du Talion, pour montrer l'ancienneté et l'extrémité de la peine de mort.

M. le ministre, a aussi choisi d'employer deux champs lexicaux opposés dans son discours. En effet au début de son argumentation, il utilise le champ lexical de la souffrance et du malheur.

Il évoque « la passion meurtirère » ; « la passion criminelle » ; « la pulsion violente ». Mais aussi « le malheur et la souffrance » ; « la douleur des victimes ».Le thème de la mort est également souvent employé : « la peur de la mort » ; « la mort ».

L'emploi de ces champs lexicaux, permet de montrer encore un fois, l'intensité de l'horreur, de la haine et de la volonté de vengeance, entrainée par la peine de mort

Puis dans un second temps, M. Badinter utilise un vocabulaire qui laisse transparaitre de l'espoir, de paix et d'une justice juste :

« Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées. »

« Vous déciderez enfin de l'abolition dans la France en paix »

« Demain, grâce à vous la justice française ne sera plus une justice qui tue.»

Voici la deuxième partie du discours de Robert Badinter à l'Assemblée Nationale.

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